 Le Temps des saisons, Anne Sefrioui, Hazan, 138 p., 20 euro.
Depuis quelques années, les éditions Hazan ont développé un large secteur consacré à l’art japonais. Il s’agit essentiellement de la période d’Edo où s’est développé surtout l’art de la xylographie. De grands maîtres, comme Hokusai ou Hiroshige, pour ne citer qu’eux, ont utilisé cette technique leur permettant de conjuguer jusqu’à dix couleurs, et ont produit des chefs-d’œuvre, Ils ont abordé tous les sujets possibles, des paysages au spectacle de la nature, en passant par les affiches d’acteurs de théâtre ou aux silhouettes de prostituées. Sans parler des illustrations de livres anciens.
La période Meiji a produit un nombre incalculable de merveilles. Celles-ci ont d’ailleurs profondément influencé l’art occidental à la fin du XIXe siècle. Dans cette optique, les éditions ont décidé de créer une nouvelle collection dont cc volume est le premier. Le thème choisi est celui des saisons. L’auteur a choisi les exemples les plus représentatifs pour nous introduire aux milles manières de traduire le passage d’une saison à une autre, ou encore de nous plonger dans ce qui rend les caractéristiques de l’automne. Bien sûr le style très affirmé de chacun de ces créateurs engendre déjà de profondes différences dans le rendu subtile et poétique dus paysages. .
 Les stanze del minotauro, Massimi Bignardi, Liguori Editore, 88p., 14, 99 euro.
De tous les grands artistes du XXe siècle, Pablo Picasso est sans aucun doute celui sur lequel on a le plus écrit. Ses catalogues, ses biographies, ses monographies, ses entretiens, représentent une bibliothèque gigantesque. Il est vrai que depuis les années dix jusqu’à sa disparition en 1973, il a non seulement produit un nombre d’œuvres impressionnant, mais il a aussi celui qui a épouser les grands mouvements de son temps, en étant le créateur ou en étant celui qui a porté jusqu’à ses confins, par exemple, le surréalisme avec ses baigneuses.
Dans sa préface, Massimo Bignardi relate le genèse de son livre, qui est né de conversations avec Gelsomino D’Ambrosio de plusieurs articles qu’il a réunis et condensés en quatre chapitres. Son idée n’a pas été de dérouler sa longue quête picturale ou sculpturale, mais de comprendre ce qui a fait la spécificité de son histoire esthétique.
Le point de départ de sa recherche a été, curieusement, le classicisme. Il nous invite a comprendre sa relation avec lees grands précurseurs, dont Ingres a été certainement l’exemple le plus singulier quand on songe à l’homme qui a été à l’origine du cubisme, mais là encore, il ne faut pas oublier Paul Cézanne. Cette exploration est précieuse car elle ne dévoile pas un pan de l’histoire de l’art, mais plutôt de méditer sur une aventure qui n’a jamais cessé de se métamorphoser. C’est là une réflexion précieuse pour mieux connaître les rouages secrets de cet art qui continue à nous surprendre.
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