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23-04-2026

La chronique de Pierre Corcos
Les paroles qui libèrent

La chronique de Gérard-Georges Lemaire
Chronique d'un bibliomane mélancolique

La chronique
de Gérard-Georges Lemaire
Chronique d'un bibliomane mélancolique

Paul Troubetzkoy, il principe scultore, sous la direction de Cécile Champy Vinas, Omar Cuccinielo, Anna-Lise Desmas & Édouard Papet, Galleria d'Arte Moderna de Milan, Officina Libreria, 192 p., 35 euro.

Après avoir été présentée au musée d'Orsay, cette rétrospective de l'oeuvre de Paul Troubetzkoy (1866-1928) est présentée au GAM de Milan jusqu'au 28 juin. Le catalogue est d'autant plus précieux car, en plus de montrer les pièces figurant dans les salles de cette institution, Cet événement nous fait découvrir un artiste qui est demeuré dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui. Né à Intra, au bord du Lac Majeur, il est le fils de l'ambassadeur de la Russie installé à Florence alors capitale provisoire de l'Italie. Ce prince divorce de son épouse russe en 1870 et épouse Ana Winans, dont il a trois enfants. La famille s'installe dans la villa Ada à Ghiffa. Retour en Russie en 1883. Un an plus tard, la famille retourne ne Italie.
En 1884, Paul s'installe à Milan où, peu après, il y prend un atelier.  Il participe en 1886 à l'exposition   de l'Académie des Beaux-Arts de Brera. Il prend part à l'sxposizione Nazionale Artistica de Venise puis de nouveau à l'exposition de la Brera. Il est candidat au concours pour une statue de Garibaldi en 1888. Il est aussi présent à l'exposition de la Famiglia Artistica, toujours à Milan. En 1889, il se trouve dans le pavillon italien de l'Exposition universelle de Paris. Un an plus tard, il assiste au spectacle de Buffalo Bill, le Wild West Show. Cela lui inspire un portrait équestre. Il multiplie dès lors les participations aux expositions collectives les plus importantes en Italie. Il est aussi choisi pour l'Exposition universelle de Chicago en 1893 (qui est ensuite déplacé à San Francisco). Il ne cesse dès lors de multiplier les expositions collectives, jusqu'en Russie où il montre son portrait de Tolstoï. Il est également en relation avec la Sécession viennoise et avec l'Union des artistes munichois.
En 1899, l'Académie des Beaux-Arts de Brera ouvre une souscription pour acheter son portait du Jeune Segantini. En 1900, il rejoint des artistes choisis par Le Monde de l'art. Il participe au concours pour la statue d'Alexandre III assis sur le trône qui est érigée à Saint Pétersbourg. Il remporte aussi un concours pour une statue équestre du tsar. Il figure dans la sélection du pavillon russe avec, entre autres, son Tolstoï à cheval. A Paris, il tient à être présent dans les nouveaux salons, le Salon d'Automne et le Salon des Indépendants. Il est invité à montrer Auguste Rodin à la galerie Georges Petit en 1906. En 1911, il construit une villa à Suna, sur le lac Majeur. Quand la guerre est déclarée il part avec son épouse aux Etats-Unis. Il y fait de nombreuses expositions, dont une personnelle, à la galerie du Detroit Art Institute en 1916. Il fait le portait de Charlie Chaplin en 1918 (l'oeuvre est perdue). Après plusieurs voyages et d'autres expositions, il rentre à Paris en 1921. Il meurt à Verbiana en 1938.
Le cheminement artistique de Paul Troubetzkoy a été sans cesse dans le sens du succès. Et pourtant, il n'a pas été engagé dans les grands courants de son temps, des différentes Sécessions aux formes variées de l'Art Nouveau. Durant sa jeunesse, il a fréquenté le cercle de la Scapilatura, qui représente l'avant-garde italienne. S'il se détache de l'éclectisme qui caractérise le dernier tiers du XIXe siècle, s'il n'a pas d'affinité avec le classicisme, il n'en est pas moins un cas singulier dans le contexte de l'esthétique de cette période. Il y a chez lui une volonté de réalisme, comme le démontre, par exemple, le portrait de portrait en pied de la marquise Luisa Casati qu'il a réalisé en 1904, Le plus singulier dans sa façon de faire est qu'il peut représenter un personnage (par exemple Bugatti en 1910, assis dans une de ses machines, vêtu avec simplicit, même avec une certaine désinvolture, et adoptant une attitude des plus naturelles). C'est l'un de ses secrets, surtout dans ses portraits en pied : le costume n'est pas élaboré et reproduit donc ce qu'il est pour celui qui le porte. Ses modèles sont aussi vrai que nature, même les okus célèbres comme Gabriele D'Annunzio, le comte Robert de Montesquiou, Mary Pickford, Auguste Rodin, Giovanni Boldini, Georges Clémenceau, Giacomo Puccini, etc.
En définitive, Troubetzkoy est un cas car sa sculpture n'est pas terne, au contraire, elle joue sur les matières, et dépasse la tension entre la vérité optique et l'invention plastique. Les statues de femmes de la haute société metentt en valeur leur élégance et leur beauté, mais avec une simplicité formelle inégalable. Il était temps de la redécouvrir !




La Leçon d'allemand, Siegfried Lenz, traduit de l'allemand par Bernard Kreiss, « Pavillon Poche », Robert Laffont, 588 p.,

Il fallait bien trouver un successeur à Thomas Mann, et à tous les grands écrivains de langue allemande de la première moitié du XXe siècle. Siegfried Lenz est sans nul doute cet héritier. Cette Leçon d'allemand publiéée en 1968 est sans conteste son chef-d'oeuvre. L'action se déroule en 1953 dans une région désolée au bord de la mer du Nord. Une prison a été édifiée là pour abriter de jeunes délinquants. Siggi Jepsen est l'un d'eux. Au fond de sa triste cellule, il se rappelle les événements jusqu'au jour où il a été arrêté. Lui qui a été châtié pour avoir rendu une page blanche à un examen de langue, il restitue chaque moment avec le plus de détails possibles.
Le père de notre héros est un sous-officier de police. Il est le voisin d'un peintre de talent (qui rappelle Emil Nolde), Max Ludwig Nansen, avec lequel le policier sa sa famille entretiennent de bonnes relations de voisinage. Mais, un beau jour, un ordre arrive de Berlin, qui lui intime d'arrêter l'artiste car d'origine juive. Chez le jeune homme (il a alors vingt ans), le doute s'installe et lui fait voir le monde autrement. Cette intrigue principale est assurément le pivot de l'histoire. Mais elle ne l'englobe pas entièrement. C'est la vision de Siggi qui est la part essentielle de cette fiction monumentale. Tout ce qui lui avait semblé juste et incontestable bascule dans le gouffre du doute.
La puissance de cet ouvrage est de ne jamais parler directement de la période du nazisme, mais de dépeindre dans quel état comment était le pays lors de cette phase tragique. Si le héros de ce récit donne le sentiment d'avoir mal tourné (alors qu'il est la victime d'un abus de pouvoir), il s'en fait le chroniqueur sans jamais faire allusion à la politique ou à la guerre. Son petit monde se change au fil des ages en un univers immense et riche de récits qui nous éclaire sur son devenir et sur le devenir de l'Allemagne. On ne peut qu'être émerveillé par cette manière de traiter l'histoire dans ce qu'elle a de plus monstrueux en passant par des chemins détournés, mais néanmoins révélateur. Rien ici n'est inutile ou verbeux. Tout sert un dessein bien précis qui s'écarte de tout ce que nous avons pu lire sur le IIIe Reich sous la forme d'une fiction qui passe d'un microcosme à un macorcosme. Et c'est aussi un examen de conscience qui part du fameux devoir que Siggi n'a pas voulu faire : le sens du devoir.
Gérard-Georges Lemaire
23-04-2026
Erratum : dans le numéro précédent, j'ai commis une bourde à propos de l'article consacré au catalogue de Massimo Arrighi : au lieu de 2009, il faut lire 2019.
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